Bibliothèque

Lorsque les livres étaient recopiés à l'unité et n'étaient disponibles qu'en petite quantité, leurs propriétaires (presque toujours des clercs ou des notables) les conservaient dans des boîtiers ou des coffres afin de les emporter avec eux dans leurs voyages. Avec l'accumulation des volumes de manuscrits conservés dans les abbayes, les châteaux ou les hôtels particuliers, il fallut les stocker dans des meubles de plus grande capacité : des armoires équipées d'étagères sont les ancêtres directs de nos bibliothèques modernes. La destination et l'usage de ces meubles conduisirent à supprimer les portes et battants. Toutefois, les livres n'étaient pas alors rangés comme nous le faisons aujourd'hui : ils étaient plutôt posés à plat côte à côte ou empilés ; lorsqu'ils étaient rangés verticalement, le dos était contre le mur et le livre se présentait par la tranche ; car c'est sur le fermoir ou une bandelette de cuir, de velin ou de parchemin en faisant l'office, qu'on inscrivait alors le titre du volume. Il n'était pas rare non plus d'écrire le titre sur la tranche des pages.

Il fallut attendre l'invention et la diffusion de l'imprimerie pour qu'avec la multiplication des propriétaires de livres, l'habitude se prenne d'écrire le titre sur le dos (ou la reliure) des livres, conduisant à ranger les livres en exposant le dos. Les bibliothèques furent très longtemps fabriquées en bois de chêne, essence qui reste considérée par la plupart des amateurs comme le signe distinctif du bon goût.

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